Il y a des souvenirs qui ne s’effacent pas. Des images gravées dans la mémoire collective d’un territoire tout entier.

La musicothérapie en pratique
La nuit du 12 mai 1976, des millions de Français — et presque autant de Ligériens — retenaient leur souffle devant leur télévision. Sur la pelouse de Hampden Park, à Glasgow, les Verts de Saint-Étienne disputaient la finale de la Coupe d’Europe des Champions.
Ce soir-là, un poteau et quelques centimètres séparèrent le rêve de la légende. Mais l’épopée, elle, était déjà écrite.
Sa musicothérapie à lui est résolument joyeuse, ludique, vivante. « Il faut que les personnes qui viennent à la séance passent un bon moment », résume-t-il. Cette conviction simple est, en réalité, profondément thérapeutique.
Une fresque née des mains et des mémoires
Pinceaux en main, souvenirs plein la tête, les personnes accueillies se sont réunies autour d’un projet artistique fort dans ce qu’il raconte : réaliser une fresque collective en hommage aux Verts de l’épopée.
Chacun a apporté sa touche — un vert bien reconnaissable, un numéro de maillot, un nom murmuré avec fierté entre deux coups de pinceau. Rocheteau, Curkovic, Platini, Larqué, Revelli… Ces noms ont résonné dans l’atelier comme autant de madeleines de Proust, rouvrant des pages entières d’histoire personnelle.
Car pour beaucoup de personnes accueillies, l’épopée des Verts, c’est bien plus qu’un souvenir sportif. C’est un mercredi soir en famille, les yeux rivés sur le poste noir et blanc. C’est une fierté de territoire, un récit transmis aux enfants et petits-enfants. C’est une part de soi.